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A moins d’être rentier ou retraité avec une petite bicoque dans le Larzac, la vie quotidienne est emplie de minuscules contrariétés. Je suis sûr que ça vous parle ; on en a à peine conscience parce qu’il faut bien avancer mais c’est parfois une accumulation de petites piques qui finit inconsciemment par peser et peut aboutir à se taper une bière, un joint, s’avachir le soir devant une série ou, pire, d’être désagréable avec son conjoint. Des exemples ? Le feu passe au rouge alors qu’un « connard » traine et vous empêche d’être à l’heure à votre rendez-vous. Vous cherchez un tuyau sur votre portable mais y a pas de réseau et ça mouline. Une cliente devant vous prend les deux derniers croissants. La voiture est souvent cause d’énervement. On a la trompeuse illusion d’être un roi sur son trône et d’avoir toutes les priorités et qu’elles soient grillées par la priorité des autres nous insupporte. N’avez-vous jamais été exaspéré, au cinéma par le bruit que fait votre voisin avec son sac de pop-corn. En termes « psy » nous sommes envahis par « le désir de l’autre » puisqu’il barre le nôtre ! Dans le domaine du travail, les remarques aigre douces sont banales et blessantes. On aimerait être reconnu à notre juste valeur et l’on est souvent confronté au fait, insupportable, que l’on n’est pas le centre du monde. On est environnés d’individus qui vivent avec cette idée chevillée au corps qu’ils sont, eux, les centres du monde. Parfois, même, ce sont les objets qui s’y mettent ; un site qui bogue, chat jpt  qui ne vous trouve pas le texte que vous attendez, une casserole qui attache et fait rater votre sauce. Une clé de 12 alors qu’ils vous fallait juste une clé de 13 !

Bref, on survit, rien de mortel, mais quelque chose en nous souffre -un chouya, certes, mais  nous use.

So what ?

Les livres de conseils en psychologie pratique au quotidien sont remplis de suggestions ingénieuses. Je vais y rajouter la mienne !

Elle est toute bête : elle consiste -Spinoza, un immense philosophe, nous montre une piste- à rechercher la JOIE, les sources possibles de joie. Comment ? A considérer l’Autre comme un autre soi-même, comme un pauvre mortel comme nous, en proie aux mêmes tourments, voire pire. Untel, qui fait une drôle de tronche vient peut-être d’apprendre qu’il va être licencié, ou que sa femme le trompe ; unetelle vient juste de savoir qu’elle à un soupçon de cancer du sein. Et qu’en conclusion, après la pluie le soleil et qu’on a une vie pas si pénible et qu’il y a une multitude de petits plaisirs tout cons. Hier en passant sur le pont de Fontaines, j’ai donné pour un troisième jour, une pièce d’un euro à un pauvre Sdf qui faisait la manche. Il m’a touché le bras et m’a offert un « merci » avec accent et un sourire édenté qui m’a donné de la joie pour la journée.

Un dernier truc : en finissant ma journée de psy, souvent, sortant de l’immeuble, involontairement je souriais, pour rien ; et chaque fois que je croisais un gamin, celui-ci me disait bonjour, clairement une réponse à mon sourire. Alors, quitte à passer pour un gagouel, souriez. Souriez juste pour rien. Juste pour dire à « l’autre », que certes la vie est absurde, et que ,justement pour cela, belle. (dirait Albert Camus !)

Alors il me manque le mot qui exprime le sens contraire. Le Robert me donne, comme antonyme, "insouciance, satisfaction". Eh bien je ne suis pas satisfait ; il n’existe pas de mot définissant cette recherche spinozienne de la JOIE. Ce serait pourtant l’antidote idéal pour annuler cette kyrielle  de micro-contrariétés.

Si ! Il me vient à la mémoire cette merveilleuse chanson de cet immense chanteur Québécois, Félix Leclerc : LE PETIT BONHEUR !

https://www.youtube.com/watch?v=VwOvjAy7EF8&list=RDVwOvjAy7EF8&start_radio=1

 

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