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Ce 15 août 2018, tous les journaux titrent sur un nouveau scandale de pédophilie aux États-Unis. 300 prêtres catholiques, dans le même État, convaincus d’actes pédophiliques sur des mineurs (allant du jeu sexuel jusqu’au viol). Bien évidemment la quasi-totalité sont prescrits. Comment peut-on prescrire de tels actes ! Et ce n’est pas une première ; un film récent mettait en image ce genre de scandale :

Plus de 6.700 religieux accusés de pédophilie dans le pays

Selon l'organisation Bishop Accountability, 6.721 prêtres ont été accusés d'abus sexuels aux États-Unis pour des faits présumés inclus dans la période allant de 1950 à 2016. La même association estime à 18.565 le nombre d'enfants victimes de ces agissements.

Fin juillet, le pape François a accepté la démission du célèbre cardinal Theodore McCarrick, accusé d'abus sexuels sur un adolescent. Plusieurs autres hauts prélats ont été contraints de démissionner pour avoir fermé les yeux, dont les cardinaux Roger Mahony (Los Angeles) et Bernard Law (Boston), décédé fin 2017.

Les agissements de l'archevêque Bernard Law ont été au coeur d'une vaste enquête du Boston Globe, qui a reçu le prix Pulitzer avant de faire l'objet d'un film, "Spotlight", couronné des Oscars du meilleur film et du meilleur scénario en 2016. (C°Le Huffpost).

Au-delà de cet incroyable scandale et du fait que des milliers d’enfants, devenus adultes, vont devoir consulter des psys pour tenter d’avoir une vie (sexuelle, mais pas seulement) satisfaisante, une question m’interpelle, d’autant plus qu’elle n’est jamais soulevée : un simple fait d’observation nous montre que ce genre de scandale n’affecte jamais ni les popes (des églises orthodoxes), ni les pasteurs (des églises protestantes), mais encore et toujours des prêtres catholiques.

Or quelle est la spécificité des prêtres catholiques ? Cela ne vous frappe pas ? ! Les curés ne sont pas mariés.

Cette différence est tellement significative qu’elle fait sens. Hormis la « vocation », quelles peuvent être les motivations les plus secrètes qui peuvent pousser un homme, dans la force de la jeunesse, à renoncer à l’amour charnel, ou pour parler plus clairement : à la sexualité ?

Je vous donne ma réponse, elle est limpide : ces jeunes hommes qui choisissent délibérément le célibat –dit en termes psy : la castration volontaire– le font par crainte d’avoir à assumer une sexualité adulte ou, pour être encore plus clair : par peur de la femme !

C’est une constante que l’on retrouve chez tous les pervers : il y a beaucoup de traits infantiles dans leur sexualité, à commencer par le sentiment de toute-puissance et par la jouissance que procure la mise en acte de toute forme de perversion (souvenez-vous que, pour Freud, l’enfant est « un pervers polymorphe », puisqu’il est capable de rechercher une satisfaction orale, anale, ou génitale).

C’est tellement plus simple pour un jeune séminariste de prétendre renoncer à l’amour terrestre pour aspirer à l’amour tellement plus élevé de Dieu plutôt que d’avouer la terreur qu’il peut éprouver à l’idée d’avoir à se confronter au désir, au corps, au sexe de la femme ! On n'a pas peur d'un corps d'enfant !

Et comme, malgré ses vœux, la pulsion est là, elle va amener le curé à accomplir des actes contre nature. Avec en prime, le double plaisir de la transgression et de l’impunité.

Pourquoi ce problème n’est-il jamais posé ? Le Vatican n’aurait-il peut-être pas encore tranché cette fameuse question de savoir si la femme a une âme ?

 

 

Pour info: j'ai écrit une lettre au Pape, lui joignant l'article ci-dessus. Je vous tiens au courant s'il y a une réponse !

Pour info: j'ai écrit une lettre au Pape, lui joignant l'article ci-dessus. Je vous tiens au courant s'il y a une réponse !

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